J'ai mal au coeur. Très mal. Il vient de me faire la pire des déclarations. Sans préambule, il me l'a annoncé. C'est quelques mots résonnent encore dans ma tête. C'est fini. Je ne t'aime plus. Il me la dit d'une voix calme. Je ne trouve pas ça normal. Mais qu'est-ce que j'y connais à ces choses ? Après, c'est le premier homme qui m'a regardé autrement que comme une simple lycéenne. Les larmes dévalent sur mes joues avec lenteur. J'ai trop pleuré. Pourtant, je continue encore. Je ne dois plus ressembler à rien. Je n'en fous. Il est partit sans moi, je ne suis plus rien. J'ai retrouvé mon stade de larve, de fille "fantôme". Vous savez ces filles qui passent inaperçues dans le monde ? J'en fais partie désormais. Comme avant. Je sais que prier ne te fera pas revenir. Je sais que crier ne te fera pas changer. Je sais aussi que me tuer n'arrangerait rien. Car oui, j'ai envie de disparaître six pieds sous terre, de n'être plus de ce monde. De mourir, tout simplement. Il faut du courage pour mourir. Le suicide n'est pas un acte "banale". Je n'ai pas ce courage. mais j'ai confiance en la vie. Je sais que le malheur est présent et que le bonheur se cache au coin de la rue. Certes pendant plusieurs semaines que j'aurai plus goût a rien, je ne sourirai plus à la vue d'un pigeon et je pleureurai en pensant a lui. Oui, je ne serai plus rien. Plus rien du tout. Mais j'ai des gens sur qui compter, enfin je pense. Des amis a qui me confier. Une famille avec qui parler. Oui je souffre. Oui j'ai mal. Il m'a transpercé le coeur de mille et une petites aiguilles nommées tristesse et souvenirs. Il a réduit mes progrés à néant, mes envies en bouilles. Je me relèverai. Je sourirai. Je chanterai... Mais pourquoi ces mots sonnent-ils aussi faux ? Pourquoi je n'y crois pas ? J'ai mal au coeur. Très mal. A cause de lui. Pour lui. Il ne reviendra pas. Il m'oubliera. Il en trouvera une autre. Et moi ? Que ferai-je dans deux jours, un mois ou un an ? Ou serai-je ? Sur Terre ou sous Terre ? ... Mes larmes, telles des perles nacrées, tracent des sillons sur mes joues. Deux heures que je pleure. Deux heures que mes larmes trainent mon mascara. Deux heures que je n'ai plus gout a rien. Il m'a demandé de l'oublier, je n'en ferai rien. Il m'a demandé de ne plus l'aimer, je ne pourrai pas.
You were my angel, my lucky star.Now, you is only a memory. My memory.